[Humeur] Emmènes moi là où tes roues me portent

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Je suis allée faire des courses.

Seule.

Enfin non, avec ma plus petite qui a un an.

Finir ses courses, en sueur, un bébé sur le dos qui signe « tétééééée », un sac sur chaque épaule, rempli de conserves et autres bouteilles de jus d’orange.

J’ai finis par abdiquer, je l’ai passé devant moi. Mon Ptitsy noué en hanche à boucle, open nichon pour le bébé.

Je suis arrivée à la caisse, moite, en ayant mal partout (ça mérite un massage ça, non ?). La dame à la caisse ébahie, me dit que je suis drôlement balèze (Ah on m’a vu ? Zut j’avais cru être discrète), elle me parle de son écharpe de portage qu’elle n’a jamais trouvé pratique, je fais l’article du mei tai (héhé).

Je retourne dans la voiture, branche mon téléphone et lance le gps (oui je ne sais toujours pas rentrer chez moi sans).

Je suis motivée ! Cette fois il ne me perdra pas !

Azilis pleure, elle voudrait que je lui laisse la petite bouteille d’eau ouverte.

Je ne suis pas chaude… je tente de la consoler tout en conduisant (prudemment ça va de soit).

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Une faille kilométro- temporelle se forme, je rentre dedans, je ne suis plus sur le bon chemin (encore ??).

Je me lance sur les petites routes, je roule à 40km/h, l’air sent bon. Je roule si lentement que je peux regarder les fleurs sur le bas côté.

Je reconnais cette route, je l’ai prise ce soir du 9 mars 2017, mon papa en voiture devant, nous en camping car.

Cette fois il n’y a pas de brouillard, mon bébé n’est plus dans mon ventre, il est avec moi. D’ailleurs sa tête dodeline et ses paupières clignotent. Ça sent le dodo intempestif.

Je me réconcilie peu à peu avec cette route, qui m’a causé tant de douleur (ce n’est pas de la douleur, ce ne sont que des sensations, ou presque). Je m’y sens bien, je me dis que je ne suis finalement plus si pressée de rentrer chez moi.

Je pourrais me poser, sous cette éolienne, il fait beau et l’air est chaud. Les fleurs sont belles et mon bébé dort.

Se perdre ne l’est finalement pas tant que ça, quand on sait voir l’opportunité qui s’y cache.

Je suis rentrée, elle dort, je savoure le silence (enfin si on oublie les milliers d’oiseaux bien entendu).

Bon mais sinon, qu’est-ce qu’on mange ?

 

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